Santé : les étudiants de Sup’ Management à l’école du secourisme
L’Association russo-burkinabè African Initiative a organisé, le dimanche 23 novembre 2025, une session de formation en secourisme au profit de vingt-cinq étudiants de Sup’ Management à Ouagadougou. La formation, dispensée en visioconférence, a été assurée par Dr Lubov, instructrice principale au Centre de formation en « Premiers secours » de Novossibirsk, en Russie.
Dès l’ouverture de la session, Dr Lubov a rappelé un principe essentiel du secourisme : la sécurité du secouriste. « Avant toute intervention, il est impératif de s’assurer que l’intervenant est lui-même en sécurité. C’est seulement dans ces conditions que son aide sera véritablement utile à la victime », a-t-elle insisté.
Le cours a porté sur l’identification et la prise en charge d’un arrêt respiratoire ou circulatoire, ainsi que sur la conduite à tenir face à une personne ayant perdu connaissance. Dr Lubov a également expliqué les techniques d’intervention en cas d’étouffement, aussi bien chez l’adulte que chez le nourrisson.
Les étudiants ont par ailleurs été formés à la gestion des blessures graves, des brûlures de différents degrés, des morsures de reptiles, ainsi que des crises liées à la respiration (épilepsie, malaises). Concernant les blessures causées par un objet contondant, l’instructrice a été claire : il ne faut jamais retirer l’objet. « Si vous le retirez, vous risquez d’accélérer l’hémorragie. Il faut plutôt stabiliser le poignard à l’aide d’objets solides placés de part et d’autre et solidement fixés au corps de la victime », a-t-elle expliqué.
À propos des hémorragies veineuses et artérielles, elle a rappelé la règle fondamentale du placement du garrot. « Le garrot doit être posé entre la source de saignement et le cœur, et ne doit pas être maintenu plus de deux heures », a-t-elle précisé.
Au cours des quatre heures de formation, plusieurs autres situations d’urgence ont été abordées : fractures ouvertes et fermées, électrocution, noyade, et divers accidents courants.
Pour les étudiants, cette formation vient à point nommé. Ils estiment qu’au regard du contexte sécuritaire actuel du pays, maîtriser les gestes qui sauvent est devenu indispensable. « Le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire. Il est donc normal que nous soyons formés pour pouvoir être utiles à notre nation », a affirmé Zara Fatimata Sourou, étudiante en Master 2 de communication.
De son côté, Patricia Sawadogo souligne que beaucoup d’étudiants se retrouvent souvent démunis face à des situations nécessitant une intervention rapide avant l’arrivée des professionnels de santé. « Grâce à cette formation dispensée par African Initiative, nous pourrons désormais apporter une aide efficace aux victimes d’accidents. Nous remercions l’association », a-t-elle indiqué.
À la fin de la session, African Initiative a offert à chaque participant un kit de premier secours, geste apprécié par l’ensemble des étudiants
