Renouvellement des instances du CNEI-BF : une coalition d’associations réaffirme son soutien à Salifou Nikiema
La Coalition des associations de l’économie informelle pour la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso a tenu une conférence de presse ce mercredi 11 juin 2025 à Ouagadougou, afin de faire la lumière sur les évènements entourant le renouvellement des instances dirigeantes de leur faitière, le CNEI-BF.
Cette rencontre, qui a mobilisé des représentants venus des 13 régions, des 45 provinces et des communes rurales du pays, visait d’abord à rétablir les faits relatifs au congrès de renouvellement tenu le 28 novembre 2024 à Tenkodogo, mais aussi à clarifier la position de la coalition face aux récentes déclarations médiatiques émanant d’une minorité de dissidents.
Selon Harouna Kaboré, porte-parole de la coalition, l’objectif était de rétablir « l’unique vérité » concernant les événements qui ont suivi ce congrès. Il a rappelé que, depuis l’obtention du récépissé officiel du CNEI-BF en février 2025, la structure fait l’objet d’attaques médiatiques et judiciaires, visant à ternir son image et à en provoquer la dissolution.
Face à ces tentatives, la coalition a fait appel à des conseillers juridiques ainsi qu’à l’Agent Judiciaire du Trésor, l’État burkinabè étant également mis en cause dans ce dossier. Ces démarches ont permis de défendre la légalité du processus électoral. Toutefois, une décision judiciaire a suspendu l’exécution du récépissé de renouvellement, sans pour autant l’annuler ni dissoudre le CNEI-BF, tient à préciser la coalition, qui réaffirme sa confiance en la justice burkinabè.
Harouna Kaboré a souligné qu’un consensus unanime s’était dégagé lors des réunions préparatoires en faveur du maintien du Bureau Exécutif National, avec à sa tête Salifou Nikiema, réélu avec 96,04 % des suffrages exprimés lors d’un scrutin conforme aux statuts de l’organisation.
La coalition déplore cependant que certains acteurs ayant participé au processus électoral se soient ensuite retournés contre lui, dans ce qu’elle qualifie de manœuvre politicienne visant à s’approprier une structure à forte légitimité nationale. Elle appelle les autorités à rester vigilantes face à ce qu’elle considère comme un agenda caché, potentiellement nuisible à la gouvernance du secteur informel au Burkina Faso.
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